• Dimanche 29 octobre 2017

     

         Journal Ordinaire D'Un Jardinier Ordinaire

           

    Bonjour 

     Nous avons gagné une heure de sommeil. Mais perdu une heure de soleil en fin de journée, pour ceux qui bossent. Cette année nous n'avons pas entendu les sempiternels micros-trottoirs qui vont interroger les mécontents du changement d'heure. Cela indiquerait que les Français auraient, maintenant, d'autres préoccupations beaucoup plus graves. Habituellement les journalistes en mal d'infos sensationnelles, à l'occasion du changement d'heure ou d'une hausse des carburants, se dirigent vers les pompes à essence pour trouver quelques mécontents. Ils n'ont aucun mal dans cette mission, car dans notre pays, il n'y a que cela, des mécontents. Automobilistes Vache à lait! Clament-ils tous, en cœur, ces automobilistes qui roulent dans des véhicules qui dépassent, souvent, largement leurs moyens et s'étonnent qu'il faille abreuver de temps en temps, l'objet qui leur permet de frimer auprès de leurs voisins. Plutôt que de s'insurger contre le prix des carburants, ces mécontents devraient plutôt s'interroger sur la nécessité relativement récente de se fournir en eau minérale. Il y a encore quarante ans, on buvait l'eau  du robinet. Elle était potable. Aujourd'hui, elle l'est toujours. Mais le terme «potable» au strict sens du mot,  veut bien dire que l'on peut mettre cette eau dans un pot et la présenter sur la table des repas, et la consommer ensuite. Seulement voilà, des chimistes ombrageux se sont mis à analyser cette nouvelle eau potable et Oh stupeur, ils y ont découvert tout le panel des résidus de notre magnifique civilisation, grosse consommatrice d'énergie et de matières premières. Pas une molécule ne manque à l'appel, les nappes phréatiques sont l'écrin et le réceptacle de toutes les turpitudes de cette société que l'on qualifie de «Postindustrielle», dans les milieux dits autorisés. Une société qui a laissé tous ses emplois industriels, partir sous d'autres cieux, au bénéfice d'un secteur qualifié de «Tertiaire». Donc ces automobilistes mécontents ne se préoccupent pas du prix de l'eau potable, qui est passée de pratiquement 0 franc dans les années 50, à 0.55€ pour un litre d'eau minérale gazeuse, de qualité moyenne, actuellement. Le prix de l'eau n'a jamais cessé d'augmenter, alors que celui de l'essence n'a fait que monter et descendre. Les journalistes se gardant bien d'aller interroger les clients des pompes à essence lorsque le coût des carburants est à la baisse. Cela ne ferait pas vendre le papier de leurs gazettes souvent «démagos». 

        

       Â demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

     
     

     

     

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