• Jeudi 28 décembre 2017

     

         Journal Ordinaire D'Un Jardinier Ordinaire

           

    Bonjour

    Quand on a planté beaucoup de grands arbres sur son terrain, on se retrouve au bout de quelques années avec de grandes surfaces envahies par l'ombre de ces hôtes plus habitués à prospérer dans les bois et les forêts. Si l'on veut fleurir ces sortes de sous-bois, il faut recourir à certains végétaux qui se complaisent à l'ombre de nos frondaisons. Ils sont assez nombreux, mais peu d'entre eux peuvent nous offrir de magnifiques floraisons. Les fougères et les mousses nous offrent diverses formes, textures et couleurs, mais  de fleurettes : point! On peut alors demander le concours des bulbes de toutes sortes dans cette entreprise, mais si leur floraison est absolument éclatante, elle n'en demeure pas moins éphémère. Difficile dans ces conditions, d'éclairer nos sous-bois de mars à novembre. On peut très bien s'octroyer le concours de la pervenche, cette rampante au feuillage toujours vert. Mais à l'instar de la charmante auxiliaire municipale qui  envahit nos rues et nos villes pour embellir les pare-brises de ces papillons bleus virevoltants et contraignants, notre pervenche à nous, ne nous offre qu'une floraison bleue, certes magnifique, mais bien trop fugace. De surcroît elle a tendance à  envahir nos espaces fleuris et ne supporte pas la présence de ses congénères. Son feuillage persistant et coriace élimine facilement la concurrence. Il existe donc une plante qui va répondre à nos désirs et à nos besoins, afin de fleurir ces espaces souvent un peu déshérités. C'est l'impatiens, la bien nommée, toujours pressée de nous envoyer, façon catapulte, ses graines au visage. En outre, elle ne se contente pas de pousser à l'ombre; le rayonnement bénéfique du soleil ne l'indisposant pas non plus. Elle fleurit de juin à octobre dans diverses teintes éclatantes qui vont du rouge au blanc, en passant par le rose et le mauve. Je la sème en serre en février, afin de pouvoir disposer de sa floraison, si possible, dès le mois de mai. Elle ne craint que le gel et les mollusques au pied baveux. Dans mon jardin se trouve aussi une autre impatiens très envahissante et qui se ressème par ses propres moyens. Ses grosses gousses chargées de graines vous éclatent dans les doigts comme une petite bombe. Elle se nomme l'impatiens de Balfour . Elle possède des petites fleurs blanches et violettes munies d'un éperon. Cette fleur familière des jardins de nos grands-mères, amusent toujours autant les enfants, par ses espiègleries. 

     

        Â demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

       
     

     

     

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