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    Bonjour

    C'est dimanche aujourd'hui et l'on va encore parler du brouillard de la pluie du vent et de la tempête et aussi du froid. C'est normal, me direz-vous qu'en ce début janvier, le thermomètre aille se nicher en dessous du zéro degré centigrade. Mais ce qui l'est moins c'est la complète disparition du soleil. Depuis novembre des dizaines et des dizaines de journées empêtrées dans le brouillard. Un thermomètre qui affiche dans les minimas 2 °C et à peine 3°C dans les maximas. Alors que le bulletin météo de la veille nous a promis 10°C à Paris. Nous sommes dans un hiver figé dans l'humidité glacial, ponctué de redoutables tempêtes. Ma mère, authentique normande, disait que la caractéristique la  plus  détestable de notre climat d'allure maritime, c'était la persistance de cette humidité froide, pourvoyeuse de brouillards scélérats pour les automobilistes. D'après les spécialistes, le nombre total de  ces journées de brouillard en constante augmentation, serait du à la pollution urbaine. Il n'y a que les tempêtes qui peuvent nous débarrasser momentanément de ce couvercle de grisaille. On se prend parfois à rêver de ces champs de neige immaculés sur lesquels brillent un soleil radieux et réconfortant. Des champs de neige de notre enfance sur notre paysage de plaine céréalière; mais des champs de neige qui ne sont pas la norme dans notre région. Ces chûtes de neige demeurent l'exception dans notre département et alimentent les tendres souvenirs de ces journées ensoleillées et glaciales qui se terminaient souvent auprès d'un bon feu, après avoir pratiqué dans la neige tous les jeux les plus fous que notre fougue et notre jeune âge nous permettaient, alors. Décidément le soleil, fâché de nos inconséquences écologiques, nous a laissé choir dans notre purée non pas de pomme de terre si délicieuse fût-elle , mais de cette purée de poix cassés si funeste aux souvenirs de cantines scolaires de notre enfance. Le soleil fut adoré et porté aux nues par un pays de bâtisseurs pharaoniques. Râ fut-il nommé et vénéré par un peuple avisé qui sut tirer profit d'un fleuve gigantesque et turbulent, sans brusquer et offenser outrageusement la nature. N'avons nous pas su observer la même sagesse? N'avons nous pas fini par irriter ce soleil, notre grand copain, comme le chantait, si bien, Brigitte à la Madrague?


     
     

     

          

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    Bonjour
     
     

    Il en va des plantes comme des humains. Hier, après un rapide tour de jardin, sous un courant froid venu du nord et n'affichant pas plus de 3°C au thermomètre, j'ai pu constater de grandes disparités parmi les plantes qui résident dans mon modeste jardin. Sous les feuilles encore présentes, les perce-neiges ont développés leur verdure si caractéristique en ce début janvier. Mais point de floraison. On pourrait penser qu'ils attendent une vague de froid propice à leur métabolisme pour nous offrir ces petites clochettes. Mais ces galanthus sont-ils capables de prévoir le temps des prochaines semaines? C'est là un sujet de réflexion, renouvelé chaque année, tant nous avons encore beaucoup à apprendre sur le comportement de nos plantes. Sous les bouleaux les grandes fougères arborent fièrement leurs feuilles si caractéristiques qui sentent encore l'odeur des cabanes d'antan, que nous recouvrions au moyen de cette osmonde royale. Habituellement les gelées de la fin de l'automne avaient fini par précipiter au sol ces frondes chargées de brunes semences. Du coté des grimpantes, la passiflore a conservé toutes ses feuilles. Bien qu'elle ait réussi à évacuer les nombreuses fleurs qu'elle a offertes si généreusement tout au long de l'année passée. Mais point de ces fruits délicieux, qui de toute façon ne pourraient pas prospérer sous notre climat. Sa voisine, une clématite, débarrassée de son feuillage, développe des centaines de bourgeons verts émeraude à l'allure très fragile, sur une ramure très coriace de bois que l'on dit «mort», qu'il faudra de toute façon supprimer avant le retour du printemps. Comme certains humains, cette liane ne se montre-t-elle pas présomptueuse face à un «général hiver» qui peut terrasser sans vergogne tout espoir irraisonnable de printemps ? Chacun  connait les conséquences funestes sur les végétaux qui développent prématurément de tendres bourgeons, sans tenir compte des directives inscrites dans les pages de nos calendriers et de nos almanachs. Nos arbres fruitiers nous privent souvent d'une récolte généreuse de fruit délicieux, en se laissant séduire stupidement et bêtement par quelques rayons de soleil tentateurs et encore bien pâles, au cœur de l'hiver.

          

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    Bonjour

    Ce temps perturbé s'accompagne aussi de températures anormalement élevées. Cela se manifeste par l'évolution de certaines cultures qui avaient pris du retard, à cause des sécheresses de l'été. On a pu récolter des carottes et des radis d'hiver qui ne laissaient il y a plus d'un mois, vraiment aucun espoir de récolte. Certes, ces légumes sont très petits, confidentiels même. Mais pouvoir se fournir, au cœur de l'hiver, auprès de son potager de ces petits légumes frais, est tout simplement du bonheur. En hiver, notre besoin en légumes frais ne peut être satisfait que par les achats en grande surface. Mais ces légumes ont quand même moins de saveur que les petits légumes de nos potagers. J'ai encore, dans mon potager, 2 routes de 5 mètres de céleris raves. N'ayant pu développer à temps des têtes suffisamment grosses pour pouvoir être reçus en cuisine, j'ai laissé cette culture se débrouiller toute seule avec les frimas de l'hiver. Car en principe, le céleri rave ne résiste pas longtemps aux gelées. Il doit être récolté avant la fin de l'automne. Par pitié, cette année, j'ai recouvert cette culture de paille fraîche. On verra bien, alors, d'ici le printemps, l'état de ces légumes, qui de toute façon fourniront de la verdure fraîche aux poules, à une époque où celle-ci a disparue de nos jardins. Du coté des plantes d'ornement, les acanthes et les arums arborent ostensiblement des feuilles en parfait état. Des feuilles très découpées pour les unes et des feuilles en formes d'oreilles d'éléphants pour les autres. Tout le monde connait bien ces feuilles de grandes dimensions. Mais pour celles-ci, être encore debout début janvier n'est pas dans les habitudes de notre région. Habituellement, il faut évacuer, dès les premières gelées les cadavres de ces malheureuses, dont la décomposition peut entretenir de mauvaises conditions pour l'état sanitaire de nos massifs. D'ailleurs tout le potager est recouvert de verdure qui n'a pas encore été exterminée par le gel. Seul exception pour le galinsoga qui a envahi depuis des lustres, mon potager. Comme la tomate ou les haricots cette invasive périt dès que le thermomètre affiche moins 1°C. Mais cette mauvaise herbe a ensemencé, avant de capituler,  nos planches potagères de millions de microscopiques graines, qui envahiront notre potager avec cette plante à l'odeur si forte et pourtant comestible. D'ailleurs les poules en raffolent, hésitant toujours entre les feuilles de salades et les petits capitules au cœur jaune de cette astéracée, si peu désirée en nos jardins.     

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    Bonjour

    Tempête assez violente, mercredi dernier, dans tout le nord de la France. Résultat: multiples coupures de courant durant la nuit à partir de 3 heures du matin. Le courant est rétabli en cours de matinée, mais le réseau Internet ne s'en est pas remis. Plus de téléphone, la «LiveBox» clignote comme un sapin de Noël pour nous préciser son incapacité à résoudre notre cécité informatique. Impossible de faire le «3900», car «Orange» s'est évanoui et a perdu son corps et son âme dans la tourmente et dans la tempête. Heureusement vers 2 heures de l'après-midi la ligne principale est rétablie et un message délivrée par un robot féminin tourne en boucle sur la deuxième ligne. Cette gracieuse hôtesse nous informe qu'il y a un problème sur notre ligne. En faisant le «3900» sur la ligne principale, un autre robot, avec une voix charmante, nous stipule que les techniciens font tout leur possible pour rétablir notre connexion Internet. Comme aucun délai n'est indiqué, je décide de mettre à jour tous mes fichiers informatiques personnels et ma comptabilité. En ce début d'année, il y a beaucoup de travail. Impossible de bricoler dans le jardin où tempêtes et averses dissuadent de toutes activités. Chaque jour  la charmante hôtesse numérique de chez «Orange» nous rassure en nous informant que nous sommes très nombreux à être privés de la substantifique moelle. Finalement la connexion est rétablie dans la journée d'hier. Bien que n'étant pas accro à Internet ( Je n'ai ni téléphone portable, ni tablette, ni smartphone), j'ai pu remarquer qu'Internet était devenu indispensable dans notre quotidien. Â moins de me déplacer, impossible de gérer mon compte en banque. Impossible de consulter les nombreux SMS que notre famille nous délivre au fil des jours. Impossible de consulter l'avenir de  plusieurs de mes commandes en cours. Impossible de répondre aux injonctions de «Chronopost» quand à la gestion de ces commandes. Impossible de consulter les factures d'«Orange» . Et bientôt impossible de faire la déclaration d'impôts. Impossible...Impossible... Impossible.... Que sera-t-il possible dans quelques années, quand tout notre quotidien sera administrable depuis Internet ? Â quand un réseau de secours, en cas de panne généralisée ?    

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    Bonjour

    Après l'éclat de toutes ces fêtes, de toutes ces célébrations, il me vient une petite pensée pour une fleur très modeste par sa nature mais extraordinairement riche par la diversité de ses coloris. Il faut déjà penser à la fin du printemps aux semis de cette bisannuelle qui va enrichir notre jardin à la fin de l'hiver. Début mars les boites aux lettres vont s'enrichir des publicités des jardineries qui vont nous faire penser à offrir à notre jardin toute la palette des nuances de cette Viola  Wittrokiana si l'on n'a pas pensé à en faire le semis et la plantation au cours de l'été dernier. Cette petite perle, c'est la pensée, bien sur. Celle que l'on retrouve dans les mosaïques de tous les parterres urbains du début du printemps, tant sa gamme de couleur est immense et le port de son feuillage très effacé, ne gardant sa gamme de couleurs que pour enthousiasmer notre regard et notre émotion. Je l'installe au jardin en fin d'hiver après l'avoir apprivoisée à l'occasion des grandes promotions des hypermarchés en fin d'hiver. Car je ne réussi pas toujours les semis au cours de l'été. En effet ceux-ci demandent à être exécutés au chaud mais aussi à l'ombre. Je les sème souvent en godet dans un terreau exempt de mauvaises graines. Des mauvaises graines qui sont particulièrement en forme en cette époque de l'année au sein de mon jardin. Des mauvaises graines qui interdisent rapidement tout espoir de bon développement de cette petite bisannuelle, semée en pleine terre. En outre, une fois plantée en place  à la fin de l'été cette fleur qui supporte bien le froid de l'hiver, supporte beaucoup moins bien l'humidité excessive de ces hivers d'un genre nouveau. Donc je préfère les plants issus de pépinières dont les pépiniéristes ont fait leurs promotions au début du printemps. Des plants de cette petite fleur très modeste qui sont vendus à des prix encore plus modestes. Ces plantations en jardinières arrivent à prolonger leurs floraisons jusqu'au début de l'été. Cultivées en potées, je les déplace, car les pétunias, les impatiens et les roses d'Inde réclament, à cors et à cris et avec vigueur leurs emplacements d'été, bien légitimes. Ces pensées, sans tomber en disgrâce,  vont alors modestement enrichir des coins un peu moins en vogue dans notre jardin. Comme elles  ont été plantées en godet, leurs racines n'ont pas encore eu le temps de coloniser profondément les jardinières et ainsi le transbordement s'opère sans heurts et sans difficultés. Cette petite plante parente de la violette, enchantera encore et pour longtemps le doux souvenir de nos printemps.   

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    Bonjour

    Elle est là cette nouvelle année et j'en profite pour souhaiter à chacun de vous ce qu'il y a de meilleur pour tous. Une nouvelle année est toujours une voie pleine d'espoir et de joie. Pleine de résolutions et de bons sentiments, aussi. C'est l'occasion de faire un retour sur le passé pour mieux appréhender l'avenir. Les jardiniers que nous sommes tirent leur expérience de l'analyse de leurs erreurs et parfois de leur réussite. Le long hiver que nous subissons en ce moment est propice à la méditation auprès d'un bon feu dans la cheminée.
    Le printemps n'en sera que meilleur ou ne sera pas. Les jardiniers sont une ethnie qui a souvent plusieurs mois d'avance sur le reste de la population. Confier de minuscules graines à un sol souvent ingrat, relève un peu d'une folle inconscience mais demande aussi de la réflexion, de l'ambition et de la patience. Car la nature si prodigue envers nous, prends tout son temps pour développer ses bienfaits. Normal! Elle a l'éternité pour elle. C'est pourquoi il ne faut pas la brusquer ni la brutaliser. Elle récompensera le moment venu, notre patience et notre attention, et cela au centuple. On va clore cette réflexion ici, car il y a encore de nombreuses réjouissances à accomplir pour fêter la venue de cette nouvelle année.

     

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    Bonjour

    Tempêtes et pluies, cela devient presque monotone, rédhibitoire même. Une époque de l'année qui était encore traditionnellement calme il y a quelques décennies. Le dicton «Noël au balcon, Pâques aux tisons» témoigne bien d'une époque climatique qui semblerait révolue. La sagesse populaire l'avait bien observé. La tempête du siècle n'a-t-elle pas eu lieu un 26 décembre de l'an de grâce 1999. Il y a toujours eu de fortes tempêtes sur notre continent, mais c'est leur puissance qui s'est accrue et surtout leur fréquence. Il va y avoir du bois à ramasser, car les bouleaux en profitent pour se débarrasser de leurs petites brindilles mortes,  à la manière des singes pour épouiller et éliminer de  leur fourrure  tous leurs parasites. Des petites brindilles si pratiques pour démarrer le feu dans la cheminée, car non résineuses, elles ne dispersent pas à travers la pièce, des shrapnels enflammés. Comme il reste encore près d'une dizaine de bouleaux sur notre terrain, la récolte va être bien fournie. Quand ils deviennent trop grands, on fini par les abattre, pour les remplacer par des arbustes de tailles plus modestes. J'ai planté ce type d'arbre au début, car le bouleau est un arbre emblématique des régions froides du nord. Les botanistes disent qu'il est le dernier arbre à feuilles caduques capable de survivre dans les régions glacées et septentrionales. Après il ne reste plus que les résineux bien connus qui peuplent les forêts canadiennes et sibériennes. Une évocation qui ne va pas nous réchauffer. Les températures sont elles aussi, anormalement douces pour la saison. Bien que les États Unis soient touchés par une vague de froid peu commune. Ce qui a permis, encore une fois, au Président Trump d'afficher sa bêtise et son inculture. Quand les scientifiques parlent de réchauffement climatique, ils désignent la moyenne globale des températures de la planète. Cela engendre inévitablement un dérèglement global du climat de notre planète. Le Président Trump, avec sa mentalité isolationniste et impérialiste, ne préjuge du climat terrestre qu'à travers celui du  territoire des États Unis, si grand fut-il. Une des craintes, formulée déjà depuis longtemps par les scientifiques, est que le réchauffement des océans qui est en cours depuis longtemps, pourrait inverser le cours des grands courants marins. Notre Gulf Stream pourrait très bien changer de sens. Dunkerque et Boulogne pourraient alors bénéficier des températures polaires de Stockholm, par exemple. Et le Labrador pourrait lui aussi, dépité par l'inconséquence des humains, changer son programme et mettre en hiver, Chicago  à la mode et à la douceur de la promenade des Anglais.             

     

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    Bonjour

    Elle est comestible, par ses graines et par ses feuilles. Sous un feuillage dense et abondant ses fleurs ont un éclat particulier. Elle détourne des légions de pucerons avides de boulotter nos plantations. Elle continue de fleurir le jardin très connu d'un impressionniste  très couru. Bref! Elle est très facile à cultiver. Cette  tropæloacée se nomme la capucine. Elle peut être grimpante ou rampante. On peut la cultiver en pot, en jardinière ou dans les massifs du jardin. Comme ses graines sont énormes, elle est très facile à semer. Cette particularité permet de récolter très facilement ses graines. Comme elle attire sur elle ces champions de la parthénogenèse, elle se trouve vite démunie de ce feuillage pourtant bien charnu. Il arrive même qu'elle perde la vie en se dépensant sans calcul dans cette entreprise. Elle nous laisse alors toute une collection de graines qui une fois bien séchées, iront rejoindre nos petites boites mises hors de portée de nos rongeurs habituels. Des petites boites qui contiennent et préservent les trésors qui enfanteront les printemps futurs. Les graines de capucine peuvent servir de succédané aux câpres. Le fruit du câprier, cet arbuste méditerranéen, que notre climat ne nous permet pas d'acclimater dans nos régions, lui qui se contente pourtant d'un sol pierreux et très ingrat. Autrefois, mes parents  mettaient à confire dans le vinaigre, ces graines de capucines toutes vertes. Le petit gout poivré de cette graine macérée, qui pique agréablement la langue, sans se prendre pour un ressortissant d'Espelette, trouvait son usage en hiver dans un pot-au-feu bien garni de bons légumes et des meilleurs morceaux des quartiers avants de nos sympathiques ruminants. Ne venant pas concurrencer les cornichons, autres candidats à la macération acétique, les graines de capucines ont des usages bien spécifiques en cuisine. Les fleurs et les feuilles des capucines sont de très bons accompagnements des salades, aux dires des amateurs. Mais je n'ai pas encore essayé  cet usage culinaire très original. J'aurais honte d'enlever le pain des mandibules de mes chers pucerons noirs. Chers surtout par leur voracité incroyable, dont la réputation n'est plus à faire. Il va falloir bientôt semer au chaud cette fleur si populaire, si l'on veut profiter de bonne heure de tous les bienfaits de cette plante généreuse, qui comme chaque année recouvrira bientôt de ses couleurs flamboyantes, une allée mondialement connue dans un jardin universellement admirée et source d'inspiration d'un certain Claude Monet, sublime artiste-peintre, de son état.

      

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    Bonjour

    Ageratum houstonianum.... Cela ressemble à une prière; une prière du temps où celles-ci se faisaient encore dans la langue de Ciceron et de Jules Cesar. Les ageratums qui comportent plus de quarante variétés se distinguent par leurs coloris et leur aspect si charmant et si touchant. Si touchant parce que l'humilité et la modestie de ces petites variétés qui ne dépassent pas quinze centimètres, viennent rehausser l'éclat de toutes ces annuelles qui se parent, parfois avec vanité, des couleurs flamboyantes et souvent ostentatoires, de notre astre impérial et solaire. Le mauve, le violet et le bleu n'étant pas fréquents dans le jardin, profitent aux ageratums qui savent si bien tirer partie de  toutes ces nuances. Ces petits boutons mauves, cette texture raffinée de velours délicat, donnent tout leur charme à ces petits coussins qui viennent prêter leur concours à ces roses d'Inde ou à ces œillets d'Inde souvent imbus de leur réputation. Hé oui, il y a de la concurrence entre toutes ces plantes, toutes ces fleurs, qui se dépensent sans compter pour venir nous charmer. Le semis de ces plantes sera exécuté en serre bien au chaud et de très bonne heure afin de pouvoir disposer de ces petites frimousses aux couleurs de l'Azur. Leur levée est assez longue et demande beaucoup de patience et d'attention durant les longues journées d'hiver. Mais la récompense est au bout de l'hiver, lorsqu'il faut rempoter ces plantules si délicates dans des petits godets noirs bien garnis de bon compost et d'un terreau des plus raffinés. Car si les ageratums sont modestes dans leur floraison, ce sont quand même des plantes qui requièrent des soins analogues à leurs consœurs plus imprégnées de leur suffisance et de leur fatuité. Il faudra surveiller, durant ces étés devenus souvent très secs, leur besoin en eau. En les débarrassant de leurs fleurs fanées, elles vous remercieront, en faisant pleuvoir dans vos massifs et vos floraisons, ces corymbes si délicats, aux nuances de saphir et d'‎améthyste. 

     

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    Bonjour

    Quand on a planté beaucoup de grands arbres sur son terrain, on se retrouve au bout de quelques années avec de grandes surfaces envahies par l'ombre de ces hôtes plus habitués à prospérer dans les bois et les forêts. Si l'on veut fleurir ces sortes de sous-bois, il faut recourir à certains végétaux qui se complaisent à l'ombre de nos frondaisons. Ils sont assez nombreux, mais peu d'entre eux peuvent nous offrir de magnifiques floraisons. Les fougères et les mousses nous offrent diverses formes, textures et couleurs, mais  de fleurettes : point! On peut alors demander le concours des bulbes de toutes sortes dans cette entreprise, mais si leur floraison est absolument éclatante, elle n'en demeure pas moins éphémère. Difficile dans ces conditions, d'éclairer nos sous-bois de mars à novembre. On peut très bien s'octroyer le concours de la pervenche, cette rampante au feuillage toujours vert. Mais à l'instar de la charmante auxiliaire municipale qui  envahit nos rues et nos villes pour embellir les pare-brises de ces papillons bleus virevoltants et contraignants, notre pervenche à nous, ne nous offre qu'une floraison bleue, certes magnifique, mais bien trop fugace. De surcroît elle a tendance à  envahir nos espaces fleuris et ne supporte pas la présence de ses congénères. Son feuillage persistant et coriace élimine facilement la concurrence. Il existe donc une plante qui va répondre à nos désirs et à nos besoins, afin de fleurir ces espaces souvent un peu déshérités. C'est l'impatiens, la bien nommée, toujours pressée de nous envoyer, façon catapulte, ses graines au visage. En outre, elle ne se contente pas de pousser à l'ombre; le rayonnement bénéfique du soleil ne l'indisposant pas non plus. Elle fleurit de juin à octobre dans diverses teintes éclatantes qui vont du rouge au blanc, en passant par le rose et le mauve. Je la sème en serre en février, afin de pouvoir disposer de sa floraison, si possible, dès le mois de mai. Elle ne craint que le gel et les mollusques au pied baveux. Dans mon jardin se trouve aussi une autre impatiens très envahissante et qui se ressème par ses propres moyens. Ses grosses gousses chargées de graines vous éclatent dans les doigts comme une petite bombe. Elle se nomme l'impatiens de Balfour . Elle possède des petites fleurs blanches et violettes munies d'un éperon. Cette fleur familière des jardins de nos grands-mères, amusent toujours autant les enfants, par ses espiègleries. 

     

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