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    Bonjour

    Un akène de couleur rouge, de grande saveur, et gorgé de sucre, hante chaque année pratiquement tous les potagers dés le printemps. Fruit des plus savoureux, s'il en est, fragaria est l'objet de toutes les convoitises. Les oiseaux ont tôt fait de repérer ce bonbon sucré et parfumé offert par nos potagers. Les gastéropodes se sont mis rapidement en chemin depuis longtemps; aussi vite que puisse leur permettre la rapidité de leur unique pied dûment enduit et farté de ce lubrifiant, qui une fois sec laisse sur les akènes dévorés ces éclats aux reflets d'argent qui brillent au soleil. Ce fruit tant convoité qui est qualifié de réceptacle charnu, est aussi désigné comme un faux-fruit dans le langage des botanistes. Un comble quand on connait sa renommée auprès des consommateurs. Une des plus grandes saveurs en termes de dessert. Les enfants ne s'y trompent pas. En matière de crèmes glacées, parmi de nombreux parfums offerts par le maître glacier, seuls le chocolat, la vanille et notre akène  se disputent le peloton de tête. Les fruits, dans nos petits domaines sont presque toujours offerts par de grands arbres ou des arbustes. Dans le cas présent, ce fruit est largement diffusé dans nos desserts par le potager qui garde auprès de nos chères têtes blondes, la réputation de fournisseur de légumes pas toujours plébiscités par les jeunes enfants. Seule la framboise semblerait provenir en ligne directe de nos potagers, mais en réalité, c'est plutôt un arbrisseau hébergé à l'écart de nos potagers. La culture de notre réceptacle si savoureux, semble assez aisée, mais fait quand même l'objet de règles élémentaires en termes d'entretien. Une plantation doit être renouvelée au moins une fois tous les trois ou quatre ans. Cette plantation doit être réalisée sur un sol exempt de ces adventices les plus redoutables. La plus connue étant ce bouton d'or qui après nous avoir charmé par sa floraison aurifère, aura rapidement supplanté les stolons de notre plante. Ces deux concurrentes luttent âprement pour occuper l'espace vital et devinez qui gagne finalement à tous les coups à la fin de la saison? Si l'on n'y a pas pris garde bien sur. Car il faut éradiquer méthodiquement et délicatement cette petite renonculacée. En soulevant ses racines au moyen d'une gouge à asperge, afin de ne pas blesser le cœur  du plant de cette petite fraise, parce que c'est bien d'elle qu'il s'agit. On évoquera prochainement les autres aspects de la culture de cette spécialité potagère.  

      

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    Bonjour

    Avez-vous déjà cultivé des topinambours? Avez-vous déjà consommé des topinambours? Les topinambours font partie des légumes oubliés. Un petit tubercule que les plus anciens ont préféré oublier, car rappelant aux générations précédentes, les affres de la guerre et les mauvaises conditions de vie sous l'occupation. Le topinambour est un petit tubercule qui peut être délicieux si l’on n’en fait pas un usage quotidien. Sa saveur comparable au fond d'artichaut peut très rapidement devenir écœurante, si ce légume tiré des oublis revient trop fréquemment sur nos tables. Donc rien à voir avec la pomme de terre, par exemple, qui peut figurer au menu plusieurs fois par semaine. Ce tubercule, enfant chéri des consommateurs, serait même accusé de figurer trop souvent au menu de certains consommateurs. Frites et purées constituant trop souvent le quotidien de nombreux repas. Cela au détriment de beaucoup d'autres légumes. Comme le topinambour qui mérite de figurer au menu, quelques jours dans le mois. L'avantage du topinambour est sa facilité de conservation au potager. Étant enfoui assez profondément dans la terre, il ne souffre pas trop des rigueurs de l'hiver. D'ailleurs il résiste très bien au gel. D'après mon expérience, il ne figure pas au menu de nos mulots et de nos campagnols. C'est donc un légume  facile à cultiver. Et en plus, c'est une grande fleur semblable aux tournesols et aux grands rudbeckias. Dans mon jardin, comme j'ai les deux variétés, je ne fait la différence entre ces fleurs que par l'emplacement de celles-ci. Â partir d'un tubercule ou deux, on peut rapidement obtenir une plantation importante. Les tubercules non récoltés, donnant de nouveaux plants l'année suivante. Je le cultive en dehors du potager, dans un coin un peu déshérité, car cette astéracée n'est pas regardante sur la nature du sol. Il faut, en outre, limiter sa propagation, car cette plante peut devenir envahissante. Cette année, ses tiges ont largement dépassé les deux mètres. Si l'on veut mettre un terme à sa collaboration, il faut éliminer le moindre fragment de tubercule, sinon on risque l'été suivant de retrouver ces grandes fleurs jaunes aux abords de notre potager. En résumé, c'est un légume à découvrir, sans pour cela en faire un usage quotidien.

     

     

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    Bonjour

    La doucette, une petite salade que l'on peut trouver dans la nature. La doucette, c'est l'autre nom de la mâche. La mâche, cette salade des mauvais jours de l'hiver. Comme elle résiste très bien au froid, la mâche devient un plat de crudité précieux durant la mauvaise saison. Alors que les salades traditionnelles de l'automne, telles que les chicorées frisées et les scaroles, ont rempli leur mission et ont  toutes été récoltées, les mâches offrent, alors, leurs petites rosettes et leur saveur délicate. La culture de la mâche passe pour être facile, car elle est souvent pratiquée à la suite d'une autre récolte. Comme les échalotes, oignons, ails et aussi pois, fèves et haricots de semis précoces. Semée le plus souvent en été, sa levée n'est pas toujours évidente. Sa germination peut être perturbée par les fortes chaleurs. Elle ne refusera donc pas un emplacement dans le potager qui bénéficie d'une ombre passagère pendant quelques heures dans la journée. Elle peut être semée sous le couvert d'autres plantations, comme les tomates, par exemple. Les planches des choux offriront leur ombre et leur fraîcheur qui favorisera la levée de notre doucette. On la sème sur une terre propre et fine mais seulement légèrement travaillée en surface. Le semis assez clair sera plombé, comme les semis de radis. Je l'ai souvent semé avec d'autres légumes, comme les laitues d'automne, les radis. Une fois, ces spécialités potagères récoltées, les rosettes de ces doucettes peuvent étaler leurs petites feuilles plates de saveur délicate. Je pratique aussi le semis sur cube, car en été le potager peut être embouteillé par les semis et les plantations à contre-saison pour l'automne et l'hiver. Une fois ces semis levés, en automne, je les dispose en ligne dans les parcelles du potager libérées de toute culture. Je sème aussi en serre, à la fin de l'été, car la forte chaleur des serres est néfaste à sa levée. Les hivers étant de moins en moins rigoureux, je sème une variété d'automne comme la «Mâche à grosse graine». Dans les années 50, on pouvait se procurer, en septembre-octobre, de la mâche dans les champs de céréales qui n'avaient pas encore été déchaumés. La faible mécanisation de l'agriculture de l'époque obligeait les agriculteurs à pratiquer ces travaux tout au long de l'automne. Aujourd'hui, une fois la paille ramassée, après le passage des moissonneuses, d'énormes tracteurs équipés d'énormes outils, déchaument, hersent et sèment immédiatement. Début septembre les colzas sont semés, ainsi que les blés d'hiver et les escourgeons. Depuis de nombreuses semaines, toute la plaine est verte de tous ces semis qui vont venir enrichir la moisson de 2018. Mais, aujourd'hui, après  tout ce remue-ménage, plus de place pour notre pauvre  petite doucette.

     

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    Encore une nuit de tempête et de grosses chutes de pluie. Il reste encore beaucoup de racines d'endives à arracher dans le potager. On peut faire blanchir sur place les racines des endives et obtenir ainsi de beaux chicons.  Il faudra arracher les racines et les préparer comme pour la culture en cave. Ensuite on ouvre une tranchée de 50 cm de large et on y dispose les racines debout et bien serrées. On recouvre alors ces racines de terreau en laissant juste apparaître les 3 ou 4 centimètres de feuilles que l'on a préservées. Pour obtenir l'obscurité on couvre cette culture avec 30 centimètres de paille. Et pour augmenter la chaleur du sol on recouvre le tout d'un plastique noir.  La récolte des chicons sera fonction de la température extérieure. Ce délai sera beaucoup plus long que le forçage réalisé en cave. Il existe aussi d'autres légumes que l'on doit faire blanchir. Cette année  je viens de rentrer en cave les derniers pieds de céleris. On ne peut les laisser passer l'hiver dehors, car le gel et l'humidité excessive les détruira. Tout au long de cet automne, j'ai fait blanchir les pieds en place. On peut les entourer avec du carton ou avec une feuille de plastique noir. Cette année j'ai utilisé des pots en plastique noir très longs et très étroits. Des pots qui servent souvent à contenir les plants de rosiers ou d'autres vivaces proposés par les pépiniéristes. Il suffit de découper le fond pour obtenir un manchon très étroit et de longueur idéale pour emprisonner les tiges et ne laisser apparaître que le sommet des feuilles qui continueront d'assurer la croissance du pied de céleri. 

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    Bonjour

    Culture d'hiver; culture à contre-saison. Sur un plan économique, il est toujours intéressant de pouvoir disposer, pendant l'hiver, de légumes frais. Sur les étals le prix des légumes augmente en fonction de la rareté de ceux-ci, chez les producteurs. Dans mon jardin, il subsiste encore des légumes à récolter. Les endives par exemple, sont très faciles à cultiver. Un légume très connu sur les étals en ce moment. La Belgique ne nous a pas seulement offert Jacques Brel et Johnny Hallyday, mais nous a fait aussi découvrir cette spécialité, qui va ravir nos crudités tout au long de l'hiver. Seule la place occupée par cette culture peut décourager les propriétaires de petits jardins. Car il faut  mettre plusieurs routes en culture, si l'on veut disposer de chicons tout au long de l'hiver. Cette chicorée, car c'est une salade, se sème au printemps, parmi le bataillon des nombreuses essences potagères à mettre en place en mai. On la sème assez clair, car il va falloir la dédoubler, par la suite, pour ne garder qu'un plant tout les dix centimètres. Je préfère  semer cette chicorée Witloof comme mes autres salades. C'est à dire sur cubes, pour les repiquer ensuite. Cela évite les trous dans les rangs de culture, car la graine est de plus en plus souvent dévorée par des invités forts indélicats. Je repique donc ces plants bien formés à raison de 10 plants au mètre sur des routes espacées à 30 cm. Il faut éviter un sol trop riche en azote, car la chicorée de Bruxelles va alors développer de trop grandes feuilles au détriment de la taille des racines. Fin octobre je commence à arracher ces racines, que l'on garde au sec pendant environ une semaine. Comme je dispose d'une cave totalement étanche à la lumière, je pratique la culture sur substrat dans l'obscurité totale. Donc je prépare les racines habillées à 20 cm, après avoir raccourci les feuilles à 4 cm. Je place ces racines dans de grands pots de plastiques noirs garnis de tourbe. On peut aussi utiliser du sable, mais la tourbe est beaucoup plus légère. Comme il va falloir descendre tout ce petit monde à la cave, autant ne pas solliciter abusivement le concours de ses vertèbres. Une fois  entreposés sur le lieu de leur épanouissement, il faudra bien arroser le contenu de ces pots de plastique, qui doivent faire plus de 20 centimètres de haut. IL ne reste plus qu'à attendre que ces demoiselles nous gonflent un gros bulbe teinté de subtiles nuances de jaune. «La Perle du Nord» pour ceux qui connaissent. Je descends en cave environ 20 grosses racines, tous les dix à quinze jours. J'ai semé cette année 4 routes de 6 mètres, qui me permettent en théorie de pouvoir disposer de 240 chicons durant cet hiver. Mais il faut compter avec certains aléas. Des racines trop petites; des racines qui ne donnent aucun chicon; des racines qui pourrissent sur place. Mais rassurez-vous, avec un minimum d'expérience, on arrive à échapper raisonnablement à toutes ces péripéties.
    Demain on évoquera la culture de chicorium endiva en place, sous plastique noir. 

     

     

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    735 mm de mercure affichés sur le baromètre. 734 mm le 23 janvier 2009. Ce sont les mesures les plus basses relevées ces vingt dernières années. La tempête fut violente, mais courte. 35 mm dans le pluviomètre et la citerne se remplie de l'eau du ciel et l'eau reçue par le sol s'égoutte et  envahie aussi la cave. Les pompes remplissent leur office. L'une distribue l'eau de la citerne sur les toilettes et sur les robinets extérieurs; l'autre renvoie vers les égouts le surplus d'eau qui s'infiltre dans la cave.  Les robinets extérieurs sont actuellement fermés, à cause du gel. Une fois par semaine, je remplie mes six arrosoirs afin d'approvisionner en eau les abreuvoirs des poules, des deux canes et aussi celui des deux oies. Un arrosoir de douze litres complet chaque jour. Même en hiver, tout ce petit personnel boit beaucoup. Il est vrai que les céréales telles que le blé et le maïs doivent être bien secs dans leur gosier. Bien que j’aie encore la possibilité de leur donner de la verdure, cela ne suffit pas à satisfaire leur besoin de matière organique fraîche. En absence de véritables gelées, le mouron blanc continue sa progression. Elles adorent cette tendre salade, indice d'un sol très riche en azote. Une plante qui est d'ailleurs comestible. On a pu observer aux actualités que notre région a été touchée par la neige. Seuls les départements du Nord-Pas-de-Calais ont du subir les affres de ces chutes de neige. Bien que nous soyons, maintenant, de la même région (Les Hauts de France), l'Oise n'a pas reçu de neige. Du fait de la tempête les bouleaux se séparent de leurs brindilles les plus fines. De quoi confectionner des balais, véhicules des sorcières de notre mythologie. Après chaque tempête, c'est la collecte de ces menus branchages si précieux pour démarrer la cheminée. Une cheminée qui va bientôt héberger la traditionnelle bûche de Noël. En attendant, cette fête, si chère à nos bambins, je vous souhaite par avance, de bonnes fêtes de fin d'année. 

     

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    Bonjour

    Tempête et pluie, ce fut le lot de la journée d'hier. Les feuilles qui diffèrent leur chute depuis des semaines, grâce au réchauffement du climat, sont toutes au sol et attendent stoïquement leur mise au tas de compost. Une sorte de funérailles en quelque sorte. Les funérailles de notre bel été. De la feuille à l'arbre il n'y a que l'épaisseur d'une brindille pour nous rappeler le souvenir de ces  incomparables compagnons de nos jardins. Le souvenir de ceux dont nous avons du nous séparer. L'année dernière ce fut le grand cerisier, déjà évoqué sur ce blog.  Â la suite de cette opération de bûcheronnage, notre pauvre cognassier se terrait dans son «coin» et affichait une mine encore plus jaune que le spectacle de ses nombreux fruits. La mauvaise qualité de sa production a provoqué sa mise à mort. Il était, au fil des années, devenu très difficile de préparer cette délicieuse gelée de coings. Les fruits de plus en plus coriaces à éplucher se révélaient incapables de nous offrir cette merveilleuse gelée tremblotante, aux reflets subtilement teintés de rose. On ne comprend toujours pas pourquoi la qualité de ses fruits s'est dégradée depuis quelques années. Et comme la surface de notre terrain est, somme toute, assez modeste, nous ne pouvons pas nous permettre d'héberger pour une paisible retraite, de vénérables troncs devenus stériles. Dans le domaine des arbres fruitiers, un pommier planté en demi-tige depuis près de quarante années au milieu du parcours des poules, s'est débarrassé, sans préavis, de toutes ses feuilles, au cours du mois de juillet dernier. Ayant totalement arrêté le développement de ses fruits, son sort pourrait être funeste au printemps prochain, au cas où il n'aurait plus l'ambition de coopérer généreusement au renouveau général de la nature en fête.   

     

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    Bonjour

    Dans le jardin on dit familièrement que c'est la mauvaise saison. Mais il reste encore des légumes sous le couvert des mauvaises herbes qui continuent de progresser grâce à cet automne très humide dépourvu de véritables périodes froides. Les framboisiers sont de nouveau remplis de framboises bien roses, mais sans gout. Elles font les délices des poules qui se battent pour attraper au vol, ces délicieux bonbons roses enveloppés dans une délicate peluche. Les asperges n'ont pas encore jauni leur charmant feuillage ciselé et vaporeux. Un feuillage qui a longtemps servi à rehausser le charme des bouquets d'antan. Le printemps prochain est plein d'espoir dans l'avenir de cette nouvelle plantation. Certainement quelques turions ici ou là, car il faut au mois trois ans pour qu'une plantation d'asperges entre dans sa plénitude. C'est, chaque année, le premier légume récolté au jardin. Bien avant les premiers radis. Les bonnes années, quelques turions peuvent se manifester au 15 mars. Des turions très tendres sur lesquels toute la tige peut se consommer. Les asperges du commerce, en mai, n'offrent bien souvent que leur tête fines et pointue à l'appétit des gastronomes les plus délicats. Certains se privent de cette riche culture, à cause de sa longue période de mise en valeur. On lui reproche d'occuper beaucoup de place au jardin. De ne produire que du feuillage, lorsque tous les autres légumes offrent généreusement et quotidiennement leur présence sur nos tables estivales. Que les buttes nécessaires à leur développement, soient une entrave à une deuxième culture de légumes en arrière saison. Tous ces arguments ne sont pas faux, mais c'est bête de se priver au sortir de l'hiver de l'amour de ces frêles petites tiges, lorsque l'on dispose de toute la place nécessaire pour un grand potager.

     

     

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    Il a neigé cette nuit. Quelques centimètres seulement, mais la neige est bien là. Pas de quoi faire un bonhomme tout de blanc vêtu, pour l'instant. J'imagine les poules dans le poulailler, toutes serrées les unes contre les autres, les plumes gonflées pour préserver leur chaleur intime. Les rivalités de perchoir sont laissées de coté pour un temps. Tous les soirs c'est un cérémonial bruyant qui se répète. On peut entendre les  caquètements  courroucés de celles qui se sont fait déloger de leur perchoir jugé trop ostentatoire par quelques concurrentes plus jeunes et plus habiles. Si l'obscurité a fini par remplir cette nouvelle nuit qui s'annonce, les imprudentes resteront au sol jusqu'au petit matin, s'offrant ainsi à l'appétit d'éventuels prédateurs. Depuis qu'ils ont réussi à surmonter l'épidémie de rage, les renards sont redevenus coutumiers de notre paysage de plaine. Il est vrai que dans ce travail sanitaire, nous les avons beaucoup aidés. Certains esprits avisés déplorent déjà leur trop grand nombre dans nos campagnes. Hier, j'avais recouvert les parcours des poules au moyen de plusieurs dizaines de kilos de paille fraîche. Les poules retournent inlassablement cette nouvelle litière, en espérant découvrir quelques menues graines épargnées par la moissonneuse et gorgées de ce gluten, tant décrié actuellement. Ce travail de recherche oblige nos gallinacées à se remuer continuellement dans cette atmosphère d'humidité et de froid. Une activité sportive pas forcément efficace pour la ponte en cette période de l'Avent, mais très bonne pour le moral.

     

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    Bonjour

    Hé oui les nettoyages d'hiver vont se prolonger tout au long de cette morte saison, comme l'on disait dans les chaumières. L'état détestable du climat et mon âge ne me permettent plus de réaliser très rapidement ces travaux pourtant très ordinaires. Le froid, le vent, la pluie fricottent continuellement avec les zéros degrés du thermomètre, sans jamais entreprendre de napper de cristal la surface des mares et des étangs. Un hiver qui ne veut pas vraiment déclarer son programme. Les automnes et les hivers d'antan (il y a quatre ou cinq décennies) se montraient plus déterminés dans leur action. Dés que le thermomètre affichait zéro degré au petit matin, les nuits suivantes descendaient un à un les degrés du refroidissement. En moins d'une semaine, le sol se durcissait sous les morsures du gel; les nuits devenues imberbes de tous nuages, nous rappelaient l'existence de l'étoile compagne des voyageurs. Hah! Ces nuits étoilées et glaciales où les astres célestes se rapprochent de nos rêves. Et ces belles journées ensoleillées qui font suite à ce spectacle et effacent le givre qui tel une rivière scintillante habille, à notre réveil, les branches des arbres dépouillés de leur feuillage. Alors, on peut s'adonner aux menus travaux que nécessitent nos jardins, objets de notre passion. Tandis qu'aujourd'hui après des semaines de brouillard, de pluie, de vent et de frimas, impossible de se montrer efficace sur le terrain. Â partir de janvier, il va, déjà, falloir procéder aux premiers semis, comme les poivrons, les piments et les aubergines. Des plantes qui demandent une très longue période de végétation pour nous offrir ces saveurs enflammées qui caractérisent si bien nos étés.  

     

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