• Lundi 18 décembre 2017

     

         Journal Ordinaire D'Un Jardinier Ordinaire

           

    Bonjour

    Il y a d'autres méthodes pour la culture des fraises. Ainsi la culture sous serre est-elle développée depuis longtemps. Dans mes petites serres, je cultive les fraisiers en hauteur dans des gouttières en plastique. Ces gouttières sont placées à un peu plus de un mètre de hauteur, à la jointure de chaque serre. Mes serres sont formées de trois petites serres accolées les unes aux autres. Des serres qui font chacune 6 mètres de longueur sur près de deux mètres de largeur. Je peux ainsi disposer de 12 mètres de gouttières par serres. Comme un des cotés de la première serre est occupé par les bacs de propagation, je dispose de trente mètres de culture. L'inconvénient de la culture sous serre, est qu'il faut veiller constamment à l'irrigation. Une erreur ou un oubli se traduit  irrémédiablement par un dessèchement complet des plants. En culture sous serre la production est largement avancée. La propreté des fruits est de première qualité. L'entretien des fraisiers est facilité, car on travaille debout le long de ces gouttières. On doit quand même veiller à ne pas se laisser envahir par les limaces et les escargots. Des paillettes de lin étant disposées sur ces cultures, entravent leur velléité envers ces productions de fruits. Les oiseaux, comme les merles, se laissent facilement enfermer dans les serres et commence leur travail de dégustation. Ils peuvent aussi retourner le terreau de culture des plants de fraises mettant à mal les racines des fraisiers. Ils recherchent dans ce riche substrat les éventuelles vermiceaux que pourraient recéler ce type de culture. Ils font la même chose dans tout le jardin, partout où les parcelles sont recouvertes de terreau, de mulch, de paillis ou de compost. Ils fouillent inlassablement ce sol très meuble, à la recherche de ces petits vers de terreau si appréciés par les pêcheurs à la truite. C'est un peu le revers de ce nouveau type d'amendement des sols des jardins. Les allées se retrouvent très rapidement recouvertes par ces écorces ou ce paillis. Et comme les merles, protégés et bénéficiant des hivers doux, sont en plus grand nombre chaque année, le bouleversement des plates-bandes est devenu régulier et même préoccupant. Le balai de cantonnier est devenu chez nous, un nouvel accessoire de jardinage, afin de débarrasser régulièrement le pavage des allées de ce compost bien inutile à la promotion  du pavé autobloquant, si utile fût-il.

     

      

       Â demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

       
     

     

     

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