• Lundi 29 janvier 2018

     

         Journal Ordinaire D'Un Jardinier Ordinaire

           

    Bonjour

    L'hiver avec son cortège traditionnel de froidure et d'humidité est toujours propice à l'industrie du chauffage. Cinq grandes sources d'énergie sont proposées aujourd'hui. Tout d'abord les plus traditionnelles comme le bois de chauffage et le charbon. Le bois de chauffage a été très longtemps la première source de combustible à la ville comme à la campagne. Depuis plusieurs siècles le charbon est bientôt venu le seconder; surtout en ville. Dans les années 50/60 avec la généralisation du mazout comme combustible domestique et l'arrivée dans les cuisines du propane et du butane, le bois de chauffage est véritablement tombé en disgrâce. Emporté par la vague de modernité à tout crin, se chauffer au bois était, dans ces années là, devenu complètement «Ringard» Il n'y avait plus que les cultivateurs qui continuaient à utiliser le bois produit par leurs haies et leurs propriétés boisées. Le public, à l'époque, était même devenu méprisant vis à vis des populations agricoles. Cela a bien changé depuis; fort heureusement. Il suffit de se souvenir des différents épithètes forts disgracieux et souvent insultants adressés vers ces populations pourtant si laborieuses et si sympathiques. Il faut bien reconnaître que la transformation profonde du monde agricole dans les années d'après-guerre a entraîné  un exode massif vers les villes, de ces populations souvent composées de salariés agricoles. Il était plus gratifiant de faire visiter son HLM tout neuf, dans des banlieues toutes neuves, doté de tout ce confort inconnu dans les campagnes, que de continuer à subsister dans de pitoyables masures paysannes  avec WC sur cour. Dans le début des années 60 se chauffer au bois sentait alors encore fortement la pauvreté. Il fallut attendre le bouleversement des idées en 1968 pour voir évoluer cette mentalité. Les jeunes aux cheveux longs et  aux idées courtes, comme on disait à l'époque, ont véritablement mis sens dessus dessous toutes les certitudes de cette société pourtant bien installée dans la modernité. Dans les années 70, la redécouverte des modes d'existence plus traditionnels changea le regard du public vers la vie à la campagne et de ses usages. Dans les nouveaux pavillons neufs destinés à un  large public qui accédait avec bonheur à la propriété, posséder une cheminée à bois était tout simplement devenu «Tendance» pour employer une formule qui n'était pas encore à la mode à l'époque. Celui qui continuait à se chauffer avec son chauffage au mazout, passait pour un citoyen un peu démodé. Les années «Formica» étaient dès lors bien finies. Il faut dire que le premier choc pétrolier a été pour beaucoup dans le retour en grâce de moyens de chauffage beaucoup moins onéreux. Le bois profita pleinement de ce renouveau et est devenu le mode de chauffage préféré de près d'un quart de la population Française. Comme ce sujet chaud et brûlant  est assez vaste, demain, nous parlerons d'un combustible beaucoup moins employé aujourd'hui. Un combustible qui porte l'empreinte de la grande misère ouvrière du XIX siècle.

        Les carnets de Jules Hostouley 

       
     

     

     

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