• Lundi 8 janvier 2018

     

         Journal Ordinaire D'Un Jardinier Ordinaire

           

    Bonjour

    Ce temps perturbé s'accompagne aussi de températures anormalement élevées. Cela se manifeste par l'évolution de certaines cultures qui avaient pris du retard, à cause des sécheresses de l'été. On a pu récolter des carottes et des radis d'hiver qui ne laissaient il y a plus d'un mois, vraiment aucun espoir de récolte. Certes, ces légumes sont très petits, confidentiels même. Mais pouvoir se fournir, au cœur de l'hiver, auprès de son potager de ces petits légumes frais, est tout simplement du bonheur. En hiver, notre besoin en légumes frais ne peut être satisfait que par les achats en grande surface. Mais ces légumes ont quand même moins de saveur que les petits légumes de nos potagers. J'ai encore, dans mon potager, 2 routes de 5 mètres de céleris raves. N'ayant pu développer à temps des têtes suffisamment grosses pour pouvoir être reçus en cuisine, j'ai laissé cette culture se débrouiller toute seule avec les frimas de l'hiver. Car en principe, le céleri rave ne résiste pas longtemps aux gelées. Il doit être récolté avant la fin de l'automne. Par pitié, cette année, j'ai recouvert cette culture de paille fraîche. On verra bien, alors, d'ici le printemps, l'état de ces légumes, qui de toute façon fourniront de la verdure fraîche aux poules, à une époque où celle-ci a disparue de nos jardins. Du coté des plantes d'ornement, les acanthes et les arums arborent ostensiblement des feuilles en parfait état. Des feuilles très découpées pour les unes et des feuilles en formes d'oreilles d'éléphants pour les autres. Tout le monde connait bien ces feuilles de grandes dimensions. Mais pour celles-ci, être encore debout début janvier n'est pas dans les habitudes de notre région. Habituellement, il faut évacuer, dès les premières gelées les cadavres de ces malheureuses, dont la décomposition peut entretenir de mauvaises conditions pour l'état sanitaire de nos massifs. D'ailleurs tout le potager est recouvert de verdure qui n'a pas encore été exterminée par le gel. Seul exception pour le galinsoga qui a envahi depuis des lustres, mon potager. Comme la tomate ou les haricots cette invasive périt dès que le thermomètre affiche moins 1°C. Mais cette mauvaise herbe a ensemencé, avant de capituler,  nos planches potagères de millions de microscopiques graines, qui envahiront notre potager avec cette plante à l'odeur si forte et pourtant comestible. D'ailleurs les poules en raffolent, hésitant toujours entre les feuilles de salades et les petits capitules au cœur jaune de cette astéracée, si peu désirée en nos jardins.     

        Â demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

       
     

     

     

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