• Mardi 17 octobre 2017

     

         Journal Ordinaire D'Un Jardinier Ordinaire

           

    Bonjour 

    Lorsque nous avons acquis le terrain qui entoure notre domicile en avril 1979, j'ai dés la fin de l'automne, acquis de grands arbres fruitiers. Plantés courant décembre, ces arbres à racines nues ont tous bien repris. Les acheter en conteneur aurait atteint  des prix prohibitifs à l'époque. Et cela ne se pratiquait pas beaucoup dans ces années là. Les jardineries n'étant qu'à leur tout début, il fallait avoir recours à la vente par correspondance. Pour plusieurs raisons : Des prix plus attractifs et aussi pouvoir trouver la variété plus rare sur le marché. Le négoce local ne permettant que de se satisfaire des quelques variétés proposées. Les pépiniéristes producteurs, proposaient pratiquement toute la gamme des variétés connues en France. Je rappelle qu'en matière de plantation d'arbres, il est recommandé de planter tout de suite sur le terrain de son nouveau domicile. Beaucoup remettent souvent ces investissements à plus tard, objectant qu'il y a beaucoup d'autres priorités lorsque l'on devient un accédant à la propriété. C'est un fait que les premières années sont très difficiles pour ces jeunes propriétaires. Mais les années passant, certains ont construit leur barbecue, dotés leur terrain de tous les jeux pour enfants, les plus coûteux, quand ce n'est pas la véranda venant couvrir leur nouvelle terrasse. Ils se tournent alors vers la jardinerie la plus proche pour acquérir ce qu'ils appellent vulgairement des bouts de bois et sont stupéfaits par le prix que peuvent atteindre ces vulgaires tiges de bois munies de racines. N'ayant le plus souvent aucune connaissance au sujet de la gente végétale, ils leur arrivent  de rater l'implantation d'un sujet ou deux .Grand est leur désappointement, au printemps suivant, le morceau de bois refusant catégoriquement de montrer la moindre fleur, la moindre feuille et surtout le moindre fruit. Plus grande encore est leur déception, lorsque les sujets qui ont survécus ne donnent que quelques fruits par an, et cela au bout de 3 ans, si les gelées tardives n'ont pas anéantis leurs bourgeons à fruits. Certains professionnels parlent de 7 ans pour qu'un arbre fruitier donne toute la plénitude de sa fructification. Par expérience personnelle, je parlerais tout au plus de 5 ans pour entrer en pleine jouissance de ses plantations. Cinq années, cela représente l'éternité pour nos amis de cette époque TGV et qui n'ont connu que l'appartement dans une tour de grande banlieue. C'est pourquoi, si les moyens financiers le permettent, il faut faire ses plantations le plus rapidement possible. Â mon âge, avec le recul du temps, on peut constater, combien la vie est courte. Les arbres, quand à eux, ils ont tout leur temps.

      

       Â demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

       
     

     

     

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