• Mardi 9 janvier 2018

     

         Journal Ordinaire D'Un Jardinier Ordinaire

           

    Bonjour
     
     

    Il en va des plantes comme des humains. Hier, après un rapide tour de jardin, sous un courant froid venu du nord et n'affichant pas plus de 3°C au thermomètre, j'ai pu constater de grandes disparités parmi les plantes qui résident dans mon modeste jardin. Sous les feuilles encore présentes, les perce-neiges ont développés leur verdure si caractéristique en ce début janvier. Mais point de floraison. On pourrait penser qu'ils attendent une vague de froid propice à leur métabolisme pour nous offrir ces petites clochettes. Mais ces galanthus sont-ils capables de prévoir le temps des prochaines semaines? C'est là un sujet de réflexion, renouvelé chaque année, tant nous avons encore beaucoup à apprendre sur le comportement de nos plantes. Sous les bouleaux les grandes fougères arborent fièrement leurs feuilles si caractéristiques qui sentent encore l'odeur des cabanes d'antan, que nous recouvrions au moyen de cette osmonde royale. Habituellement les gelées de la fin de l'automne avaient fini par précipiter au sol ces frondes chargées de brunes semences. Du coté des grimpantes, la passiflore a conservé toutes ses feuilles. Bien qu'elle ait réussi à évacuer les nombreuses fleurs qu'elle a offertes si généreusement tout au long de l'année passée. Mais point de ces fruits délicieux, qui de toute façon ne pourraient pas prospérer sous notre climat. Sa voisine, une clématite, débarrassée de son feuillage, développe des centaines de bourgeons verts émeraude à l'allure très fragile, sur une ramure très coriace de bois que l'on dit «mort», qu'il faudra de toute façon supprimer avant le retour du printemps. Comme certains humains, cette liane ne se montre-t-elle pas présomptueuse face à un «général hiver» qui peut terrasser sans vergogne tout espoir irraisonnable de printemps ? Chacun  connait les conséquences funestes sur les végétaux qui développent prématurément de tendres bourgeons, sans tenir compte des directives inscrites dans les pages de nos calendriers et de nos almanachs. Nos arbres fruitiers nous privent souvent d'une récolte généreuse de fruit délicieux, en se laissant séduire stupidement et bêtement par quelques rayons de soleil tentateurs et encore bien pâles, au cœur de l'hiver.

          

        Â demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

       
     

     

     

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