• Mercredi 18 octobre 2017

     

         Journal Ordinaire D'Un Jardinier Ordinaire

           

    Bonjour  

    Il arrive que dans le choix de ses essences ou de ses variétés, on fasse des erreurs. J'avais planté un abricotier, mais il semble que ce type de fruitier ne convenait pas à notre climat maritime. Il préfère les régions d'Europe de l'est, aux hivers plus rudes, mais aux étés plus chauds et plus stables. Nos étés trop souvent perturbés par les incessantes entrées maritimes ne favorisent pas la bonne fructification des abricots. Au bout de quelques années cet arbre planté en demi-tige a été remplacé par un poirier «Conférence». Une variété que j'ai plantée en trois exemplaires. Deux en demi-tige et un en palmette à Deux branches. Un petit arbre qui est resté très petit, mais qui donnent des quantités considérables de poires, chaque année. Cet année encore, il fallu soutenir ses charpentières, pour éviter qu'il ne casse ses branches. J'ai du placer en son centre un vieux tube en fer, de bonne section et de trois mètre de longueur, sur lequel j'ai arrimé ses principales charpentières, avec des attaches métalliques. Je ne l'ai taillé que les deux premières années. C'est ce que l'on appelle la taille de formation. Contrairement aux autres poiriers, il ne fait pratiquement pas de bois de l'année, que l'on nomme des gourmands. Ce bois  ne mesure que cinq centimètres tout au plus. Donc impossible de pratiquer une taille annuelle. «Conférence» est la meilleure variété que j'ai pu planter. Les trois exemplaires sont régulièrement visités par les guêpes et les frelons .Après que les oiseaux, d'un coup de bec incisif, leur aient ouvert le garde-manger. Ce qui prouve bien la qualité de l'espèce. Ces indésirables invités, ne touchant pratiquement pas aux autres variétés de mes poiriers. Le plus vieux de ces trois poiriers donne encore de bonnes récoltes, malgré qu'il soit régulièrement envahi par le kiwi, son voisin. Il faut voir cette liane très puissante lancer ses tentacules à l'assaut de tout ce qui peut lui servir de support. Elle allonge ses tiges de plusieurs centimètres par jour. Elle tord ses supports métalliques pourtant très robustes, façon bâtons de guimauve. Ses feuilles épaisses et très coriaces, rondes et aussi larges qu'une assiette, constituent une ombre inacceptable pour les sujets qu'elle arrive à recouvrir. Durant toute la bonne saison, on taille son bois de l'année qui prolifère dangereusement. Chaque hiver, il faut implanter de nouveaux pieux ou redresser les anciens. Il est préférable de ne pas la tailler en fin d'hiver. La pression de sa montée de sève, lui fait déverser des torrents de larmes préjudiciables à sa bonne santé.

     

       Â demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

       
     

     

     

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