• Mercredi 1er novembre 2017

     

         Journal Ordinaire D'Un Jardinier Ordinaire

           

    Bonjour  

    Hier, c'était la fête aux citrouilles. Aujourd'hui la fête des saints honorés par l'église. Demain la commémoration des défunts. Le potiron et le chrysanthème sont rois en cette période de fête. Dans les magasins, aux rayons légumes, les courges en tout genre s'exposent à un public encore étonné par le très grand nombre d'espèces de ces cucurbitacées. Une exposition digne de figurer dans le catalogue de Baumaux. Quand au chrysanthème, les potées semblent chaque année plus volumineuses et plus colorées. Le jaune domine largement cet étalage de marguerites. Car le chrysanthème est une marguerite d'automne. Plusieurs plants reviennent régulièrement, en octobre, dans mes plantations. Succédant souvent aux asters d'automnes. Ces chrysanthèmes seront la dernière floraison, avant les roses de Noël et les perce-neiges. Il faudra donc attendre début janvier pour voir la nature manifester le renouveau. En attendant ce sont les cimetières qui profitent de cette floraison multicolore. De tout temps le culte des morts s'est enrichi de mausolées grandioses souvent réalisés dans des minéraux prestigieux et quasiment indestructibles. Dans nos cimetières, le marbre et le granit ont remplacé, avantageusement les ciments délabrés et fissurés et les fers forgés rongés de rouille, devenus plus funestes que les défunts qu'ils étaient censés honorer. Les outrages du temps, me direz-vous. Quand on observe un cimetière actuel, on peut remarquer une certaine égalité entre les tombes. Aujourd'hui, pratiquement toutes les familles peuvent offrir à leurs défunts, une pierre tombale taillée dans une matière prestigieuse. Autrefois dans les cimetières, la disparité de la richesse se manifestait, d'une manière ostentatoire. Les familles réputées riches faisaient élever une sorte de mausolée sur le lieu de repos de leurs défunts, alors que non loin de là, on pouvait observer un petit tumulus de terre surmonté d'une croix en bois, souvent vermoulue par les outrages du temps. Une croix sur laquelle bien souvent, on ne pouvait même plus distinguer l'identité du défunt. Autrefois, la richesse s'affichait insolemment jusqu’aux derniers hommages rendus aux défunts. On parlait alors d'enterrement de première classe, pour les plus fortunés, le tout exécuté en grande pompe, selon le terme consacré. Cela peut prêter à sourire, quand on sait que tous les êtres humains deviennent tous égaux, une fois leur décès survenu. Actuellement, la fête de la Toussaint permet de colorer un lieu qui n'était autrefois que de la grisaille à l'image même de l'oubli.

        

       Â demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

       
     

     

     

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