• Samedi 14 octobre 2017

     

         Journal Ordinaire D'Un Jardinier Ordinaire

           

    Bonjour 

    Octobre en bruine, hiver en ruine. 
    Octobre en brumes, mois à rhumes.
    Octobre ensoleillé, Décembre emmitouflé.
    Tonnerre d'Octobre, bonne vendange.
    En Octobre qui ne fume bien ne récoltera rien.

    Les dictons nous rappellent que ce mois-ci est déterminant pour l'automne.
    Si octobre est mauvais sur le plan de la météo, il ne faudra pas compter sur novembre pour réparer les dégâts. Si octobre est doux et ensoleillé, les quelques légumes tardifs ou en retard pourront terminer leur croissance avant l'hiver. Les plantations en vue du printemps prochain doivent commencer ce mois-ci. Nous vivons en ce moment le véritable Été Indien. Avec 20°C à l'ombre, dans la journée d'hier, c'est une journée exceptionnelle. Cette embellie est censée durer une semaine. Phénomène climatique revenant souvent, mais pas obligatoirement tous les ans. On ne saurait s'en plaindre. On profite que l'air est sec pour nettoyer toutes les jardinières et les potées. Il faut, chaque année, vider les contenants en terre cuite, ou les stocker à l'abri de la pluie. Car c'est la terre de ces poteries, qui gorgée des pluies automnales, rendent très vulnérables toutes ces jardinières, quand surviennent les premiers gels. Gels et dégels entament gravement la résistance de tout ce matériel. Au printemps, on se retrouve souvent avec un tas de copeaux couleur terre cuite. Du coté du potager, il est inutile de tenter de vaincre l'offensive des mauvaises herbes. On arrache seulement les plus grandes pour alimenter les poules et les oies. Il est amusant de les voir privilégier telle ou telle herbe, en fonction de leurs gouts et aussi de leurs textures. Les oies ne touchent qu'aux graminées que l'on rencontre dans les gazons, qu’au chiendent et aussi au mouron blanc. Les poules privilégient les restants de salades et le galinsoga, dont mon potager est régulièrement envahi. Ensuite ce sont les oxalis qui ont leur préférence. Notamment le petit bulbe rond responsable de leur propagation. Le mouron blanc, signe d'une trop grande richesse du sol en azote, est aussi un met de choix pour ces gallinacées. Il y a un peu plus d'un siècle, il s'en faisait commerce dans les faubourgs parisiens afin que les Parisiennes puissent admirer les petits oiseaux, en disposant cette manne nourricière sur leurs balcons ou sur leurs appuis de fenêtre. Les autres mauvaises herbes sont laissées de coté, mais seront, pour la plupart, consommées, discrètement, à l’abri des regards, avant la fin du jour. Si d’aventure, au crépuscule vous passez par là, elles abandonneront immédiatement ce festin tardif de piètre qualité, pour venir vous quémander quelques céréales, quelques feuilles de laitue. Il en est même qui quittent leur perchoir nocturne pour venir festoyer sous les étoiles. La difficulté sera, par la suite, dans l'obscurité, de retrouver un perchoir pour passer une nuit en toute quiétude. 

      Â demain

     Les carnets de Jules Hostouley 

       
     

     

     

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