• Vendredi 19 janvier 2018

     

         Journal Ordinaire D'Un Jardinier Ordinaire

           

    Bonjour

    Il est temps de s'intéresser aux dictons de janvier. «Garde-toi du printemps de janvier !»Disait le dicton...Serait-ce une mise en garde sur un climat trop clément au mois de janvier. Il est vrai que nos régions du nord peuvent très bien supporter de grosses gelées en janvier. Tout ce qui reste dans le potager étant bien protégé et assez résistant pour subir l'hiver.
    «La neige au blé rend même service, que fait à l’homme chaude pelisse.»Un autre dicton qui semble indiquer que la neige serait bénéfique aux plantes qui passent l'hiver dehors. Par contre sur les conifères, elle peut être néfaste et provoquer une déformation durable de la ramure. Elle peut aussi provoquer la casse de très grosses branches. Particulièrement sur les cèdres, qui sont de magnifiques conifères, mais qui poussent très vite et développent de ce fait un bois assez fragile. Durant la tempête de 99, bon nombre de ces vénérables symboles du Liban se sont effondrés sur les clôtures, les barrières, les voitures, quand ce n'était pas sur les maisons.
    «Les douze premiers jours de l’année, indiquent le temps qu’il fera les douze mois de l’année.»Une prédiction très audacieuse...... Difficile à croire...A mon avis le temps des 12 premiers jours de l'année déterminera très surement le temps des 3 premières semaines de janvier.....Mais pas au delà! 
    Et pour finir ce dicton : «Janvier sec et frileux, gèle le merle sur ses œufs». Un dicton qui nous rappelle que l'hiver froid et glacial éliminera bon nombre de volatiles, même les plus sympathiques. Le froid de l'hiver est un régulateur de population. Les merles, par exemple, titrent profit de ces hivers doux et se retrouvent nombreux sur nos pelouses. Ils ne se contentent pas des quelques vers et autres parasites débusqués au détour de quelques touffes de nos gazons. Lorsque l'été survient, c'est à dire la saison sèche, ces hôtes de notre jardin, en grand nombre, persifleurs, et emplumés de noir, retournent toutes les plates-bandes dûment recouvertes de toutes sortes de matériaux de paillage. Des matériaux qui se retrouvent en grosses quantités sur nos allées pourtant bien pavées. Imaginons ce que serait notre ciel, si ces sympathiques messagères du printemps que sont les hirondelles, n'étaient pas soumises à l'effroyable sélection par l'épuisement et par la mort au cours de leur périlleux voyage d'oiseaux migrateurs. Les milliards de petits moucherons ne suffiraient plus à leur pitance quotidienne. Elles devraient alors se rabattre sur d'autres sources de nourriture et passeraient alors du camp de nos meilleures amies, dans celui des volatiles les plus indésirables. Le désordre et le chaos  naissent de la multitude trop souvent incontrôlée.

     

     Les carnets de Jules Hostouley 

       
     

     

     

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