• Vendredi 23 mars 2018

     

         Journal Ordinaire D'Un Jardinier Ordinaire

           

    Bonjour

    Temps gris annoncé. Pas de soleil en vue. Températures en dessous des moyennes saisonnières. Hier temps couvert toute la journée. Dans les serres il ne se passe plus grand chose. Le soleil étant le moteur des serres, celles-ci sont en panne depuis plusieurs jours. On nous annonce dix degrés centigrades pour notre région; en réalité on atteint péniblement que quatre degrés, à cause d'une perpétuelle couverture nuageuse. Avec en plus un petit vent qui refroidit toute ardeur printanière. Les météorologues ont introduit dans leurs discours une notion nouvelle. Ils parlent très souvent de températures ressenties. Cela ne nous réchauffe pas. Ce mois de mars est tout à fait inhabituel. Pratiquement pas de giboulée. Des températures dignes d'un mois de janvier. Que nous réserve notre climat dans les prochaines semaines? Allons-nous, comme durant les trois années qui viennent de s'écouler, basculer brutalement dans l'été, sans passer par la case printemps? Il ne nous reste plus que deux saisons. Une période humide et froide et une époque chaude, sèche et farcie de canicules. Un peu le principe des climats tropicaux et équatoriaux. Impossible pour l'instant de pratiquer quelques labours. Les sols sont encore gorgés d'eau. Seul le soleil peut assécher quelque peu ces terrains encore gelés par endroit. Car le gel a eu le loisir de s'enfoncer assez profondément. Mais notre ami le soleil est parti en vacances. Dans les serres on va commencer les semis en godets, car hier j'ai reçu les nouvelles graines. Je sème pois et fèves en godets, car le semis en place n'est plus possible, depuis que les espèces parasites et dévastatrices, se sont déplacées à la faveur des hivers doux et du réchauffement climatique. Les énormes graines de fèves sont dévorées par de voraces parasites indélicats et sournois. Impossible de discerner les délinquants. Peut-être les rats surmulots dont notre région est de plus en plus envahie. Les tourterelles, nouvelles espèces issues de l'immigration, se contentent de déterrer les graines de pois et de ne laisser aucune miette de ces délicats féculents. Ces volatiles mettent en pratique avec efficacité, la doctrine récente des cinq légumes ou fruits à consommer sans modération. Dommage que ce soit moi, le généreux pourvoyeur. 

     

    Â demain

     

      Les carnets de Jules Hostouley 

       
     

     

     

    « Lundi 19 mars 2018

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