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    Bonjour

    Tempête cette nuit et toujours de la pluie. Cela est général sur la France. Les chroniqueurs télévisuels de la météo nous ont rabâché pendant des mois que le territoire manquait d'eau, que ses nappes phréatiques s'asséchaient, que son ciel dépourvu de nuage, cuisait ses sols devenus stériles par manque de liquide. Qu'ils se rassurent la moyenne des précipitations de 2017 s'est rétablie et sera très proche de la normale. Je l'ai déjà indiqué quelque part; par mes observations et mes relevés journaliers sur notre climat, j'ai pu constater la disparition lente mais progressive des quatre saisons, bien spécifiques, qui constituent notre climat dit «tempéré», comme on l'indiquait dans nos manuels de géographie. Tous les phénomènes météo que nous connaissons actuellement se sont bien évidemment déjà manifestés dans le passé. Rien de nouveau sous le beau ciel de France. Mais à l'instar des groupes fanatiques dûment encouragés par «Daech», notre climat s'est radicalisé, en quelque sorte. Par bonheur, pas de tempête tropicale ni de typhon, mais un nombre croissant de journées de grand vent. Des vents qui en moyenne sont un peu plus forts au fil des années. En plus de l'observation quotidienne, les rapports alarmants des compagnies d'assurances nous confortent dans le sentiment que quelque chose a changé au sein de notre beau climat. Les très nombreux dédommagements aux victimes des tempêtes et des inondations sont une réalité concrète qui se manifeste par une augmentation très substantielle de nos primes d'assurances. Depuis plus d'un mois nous sommes entrés, non pas en hiver, mais dans une saison agitée de pluies froides et continuelles, voir glaciales. Une sorte de mousson froide, si je peux me permettre. Alors que depuis trois années consécutives, nos régions se retrouvent avec des étés trop secs, des printemps trop chauds. Les météorologues de  réputations sérieuses nous l'on affirmé depuis longtemps; le réchauffement climatique provoqué par l'activité incontrôlée des humains allait faire passer au quotidien ce qui relevait encore, il n'y a pas si longtemps, de l'exceptionnel. Des températures un peu plus extrêmes, des vents un peu plus forts, des pluies un peu plus nombreuses, des précipitations un peu plus volumineuses, des sécheresses encore plus sèches. N'en déplaise au Président Trump, mais même aux États-Unis il y a loin de Washington à San Francisco. Président! Président! Ne sens-tu pas cette odeur de grillé? La plus belle région de ton pays bien aimé, est en train de partir en fumée.

     

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    Bonjour

    Malgré la joie apportée par les fêtes, le mauvais temps est toujours présent. On nous annonce de la tempête, de l'eau, encore de l'eau, toujours de l'eau. En consultant le nouveau catalogue Baumaux, je remarque que des variétés ont été remplacées par d'autres à l'aspect similaire. La variété de pétunia multiflora «Picotee», par exemple, est remplacée par Kaliffo hybride F1. Les variétés «Supercascades» à fleurs géantes figurent toujours au catalogue. Du coté des roses d'Inde, dont je fais une importante utilisation, peu de changement. Les roses d'Inde naines constituent une excellente plante pour éclairer massivement une plate-bande ou une jardinière. Les variétés «Antigua» Orange et jaune remplacent largement des œillets d'Inde de même taille. Seul leur prix peut paraitre prohibitif. Ces variétés sont proposées en sachets de 50 graines. Là aussi, il ne faut pas rater son affaire. Bien que le semis soit très facilité. Une graine qui fait près de un centimètre de long est très facile à déposer sur le mini-cube de terreau, son futur nid douillet. Ces variétés de rose d'Inde ne font pas plus de 20 cm de haut et offre ainsi une floraison très compacte. Les variétés très hautes sont à placer en arrière plant de massif. J'ai souvent été déçu par la variété «Vanilla» à la fleur blanc-crème, dont la teinte devient quelque peu grisâtre et faisant pâle figure aux cotés de ces «Antigua». Le catalogue propose la variété «Ivory» .Une grande rose d'Inde de près de 90 cm de haut et dont la teinte doit être blanc pur. De quoi se laisser tenter par cette variété pour éclairer le fouillis de mes massifs disposés sous mes arbres et mes arbustes. Coté œillet d'Inde la variété «Yellow» m'avait permis de fleurir efficacement les bordures creuses qui ceinturent la plupart de mes massifs. Le seul inconvénient, c'est qu'il faut un très grand nombre de plants, car il y a un très grand nombre de trous par bordures. L'été sec de cette année m'avait permis de déjouer la goinfrerie des mollusques de nos jardins, à l'allure, certes, fort sympathique, mais à l'appétit terriblement vorace et destructeur.

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    Bonjour

    C'est Noël. Il est né le divin enfant. La journée de tous les espoirs. La journée de la joie. Pour tous, bien évidemment. Comme les mages l'ont fait, de multiples cadeaux se sont échangés, au cours de cette nuit divine. L'étoile de Noël brille maintenant de tous ses feux. Bonne nouvelle pour les jardiniers, la longueur des jours repart à la hausse. Parmi les cadeaux, différentes fleurs sont venues s'offrir dans les chaumières. Des quantités de petits bulbes très parfumés saupoudrés de poussière de neige, mis en végétation précocement pour tenter de brûler la politesse à un printemps encore bien endormi.  Des fleurs magnifiques comme le poinsettia, l'Etoile de Noël, vont embellir les logis, en attendant ce printemps tant espéré. Le poinsettia, une fleur de légende; une légende Mexicaine; la légende de la petite Lola. Au registre des plantes destinées à nous faire patienter, en attendant un printemps encore paresseux, figure le mimosa qui va délivrer généreusement ses petits pompons jaunes. J'en ai un dans les serres, rescapé de l'hiver dernier, qui s'apprête à déployer sa magnifique floraison en or. S'il aime beaucoup la lumière, c'est pour éclairer le cœur de tous, au fin fond de cet hiver qui peut paraitre interminable pour certains. Une fleur, un petit bulbe va poindre, si ce n'est déjà fait, non pas sous la cendre mais sous la neige. Un petit bulbe très bien nommé : Le perce-neige. Petit bulbe très humble, avec sa petite clochette tournée avec humilité vers le sol, comme s'il faisait une prière. C'est bien lui le héros des jardins d'hiver. Car, seul sous la neige, et sous l'oppression du seigneur Hiver, il a du braver courageusement l'impitoyable ministère  de cette saison qui glace tout. Une entreprise bien téméraire et très généreuse pour nous offrir finalement tout le symbole du renouveau.


    Bon Noël

     

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    Bonjour

    Si la période des fêtes de fin d'année se révèle être une époque funeste pour les dindes de nos basses-cours, c'est aussi l'occasion d'accompagner ce plat de fêtes avec des châtaignes. Improprement appelées «Marrons». Les marrons étant les fruits toxiques du marronnier d'Inde. La châtaigne peut vraiment être classée parmi les légumes oubliés. Elle fut massivement consommée dans de nombreuses régions, lorsque les récoltes de céréales faisaient défaut. Le reste du temps, elle faisait le bonheur des porcheries. Chaque automne, nous avions l'habitude d'aller ramasser les châtaignes tombées en bord de route. Ces akènes jetés sur la plaque de la cuisinière à bois ne tardaient pas éclater avec un bruit de pétard. Il était alors facile, en se brûlant les doigts, d'«écaler» façon œuf dur ce fruit pour le débarrasser de sa coque qui tombait, alors, rapidement en cendre. Et alors apparaissait une belle chaire jaune claire bien chaude et très savoureuse. Cette châtaigne, avec la grosse bûche de chêne symbolise bien les soirées passées au coin de la cheminée, dans nos souvenirs d'enfance. Elle reste quand même un fruit symbole des fêtes de fin d'année. En plus de farcir notre gallinacée importé des Amériques, la châtaigne se distingue en confiserie sous forme de marrons glacés qui continuent à ravir beaucoup d'amateurs au moment des fêtes de fin d'année. En ville, on peut encore remarquer, dés les premiers frimas et lors des marchés de Noël, ces vendeurs de petits bonheurs bien chauds, jetés hâtivement au fond d'un cornet de papier journal. Ces petits vendeurs furent longtemps originaires de l'Auvergne et de la Savoie. La châtaigne, un fruit que l'on a un peu délaissé, mais qui nous ramène chaque année, vers la fin décembre, à nos souvenirs les plus tendres. Chauds! Chauds les marrons! Chauds.
    Joyeux Noël!  

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    Bonjour

    Ça y est! Il est arrivé. Par la poste. 476 pages dûment illustrées. Ce n'est pas l'almanach des PTT, mais le catalogue Baumaux. Chaque année il s'invite juste avant les fêtes, pour proposer ses riches couleurs et son incroyable répertoire de variétés. Cela, en pratiquant des prix analogues à ceux de la concurrence. Je connais des personnes qui ne possèdent aucun jardin ni aucun potager et qui se font envoyer ce catalogue, afin de pouvoir profiter du plaisir de feuilleter un catalogue papier bien plus chaleureux que son homologue le catalogue virtuel sur internet. Mais comme Baumaux veut se maintenir dans le vent du progrès, toutes les variétés du catalogue se trouvent inscrites sur son site Internet. Ce catalogue est renommé par le nombre incroyable de variétés de courges que la nature nous propose. Des variétés, qui pour la plupart ne seront jamais au programme de nos semis, mais qui nous étonnent chaque fois que nous consultons ce catalogue. Il va falloir plusieurs jours pour consulter ce nouveau catalogue de printemps et entreprendre la commande. Il faut exécuter celle-ci rapidement, car Baumaux stipule qu'il enverra ses fournitures à partir du 15 janvier, dans l'ordre de réception des commandes. Comme j'ai acquis chez ce fournisseur, au fil des années, la plupart de mes variétés de tomates, j'ai tout de suite feuilleté les nombreuses pages faisant référence à ce fruit si délicat et si célèbre. Il faut se dépêcher de boucler cette commande, car des variétés de piments, de poivrons et d'aubergines, toutes des légumes du soleil, demandent à être semées très tôt en saison. Avec l'arrivée de ce catalogue, la porte du printemps 2018 s'est légèrement entrouverte. Laissant filtrer quelques effluves de nature et de bonheur dans cette période de fêtes de fin d'année.  

     

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    Bonjour

    Notre région est littéralement engluée dans le brouillard et de petites pluies viennent encore humidifier un climat qui est devenu complètement liquide. C'est l'occasion pour faire des projets de semis pour l'année prochaine. En janvier de cette année, j'avais semé neuf variétés de pétunias. Comme ces annuelles m'ont donné pleine satisfaction, je renouvellerai ces semis, à moins que de nouvelles variétés soient proposées par le marchand de graines. La variété «Picotee» est celle que j'emploie le plus, pour fleurir les jardinières qui occupent les nombreuses fenêtres de ma maison. Autrefois, j'entretenais une armée de géraniums pour cet usage. Mais ne disposant pas d'une pièce claire et froide pour les conserver en hiver, je devais les entreposer à la cave. Ils perdaient, alors, complètement leurs feuilles et leur redémarrage au printemps était très pénible et très long. Manipuler toutes ces jardinières très lourdes chaque année, était devenue une opération fastidieuse. Cette pratique ne convenait qu'aux géraniums de variété zonale, les géraniums lierres  se conservant très mal, perdaient la plupart de leurs tiges au cours de l'hiver. Je sème aussi chaque année des pétunias doubles «Cascade». Cette variété se comporte très bien en potée et en coupe. Ses nuances se déclinent en rose, mauve, violet et  blanc. Parmi les variétés de pétunias «multiflora» seule la variété «Mirage Blanc pur» a nettement surpassé les variétés Écarlate et Bleu foncé. Dans un jardin le blanc souligne très bien la richesse des coloris des autres plantations. Dans «Un Jardin Blanc», cette couleur y règne en maître. Cela va de soit..... Cela va sans dire....

     

     

     

     

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    Bonjour

    Comme le temps s'améliore, je vais pouvoir terminer les travaux d'entretien du potager, car dès janvier il va falloir semer certaines compositions florales et certains légumes plus habitués des régions méridionales. En attendant il faut attendre la réception du catalogue de graines, afin de pouvoir rapidement commander les graines de ces annuelles un peu difficiles. En premier lieu, les pétunias sont à semer rapidement, si on veut pouvoir disposer de leur début de floraison en mai. Même chose pour les roses d'Inde. Deux familles de plantes extrêmement florifères et donc très précieuses dans les jardinières et les potées. Depuis quelques années, je sème des variétés de pétunias à planter en suspensions comme la variété «Nightsky» que j'ai trouvé en jardinerie l'année dernière. Une variété que l'on ne trouve pas encore dans les catalogues de graines. Donc chaque année je sème la variété «Tidal Wave Cherry». 15 graines seulement par paquet. Cela peut paraitre un peu maigre, mais cette variété est extraordinairement florifère. En outre comme le fournisseur est un professionnel sérieux, je suis assuré de pouvoir disposer d'une douzaine de plants chaque année, dans cette variété. Afin de faire lever ces fragiles plantules, il faut pouvoir disposer de chaleur artificielle. Le peu de chaleur dont les serres peuvent disposer en début d'année ne conviendrait pas du  tout à la réussite de ces semis. Dans des bacs en plastique, je déroule un câble chauffant sur un lit de sable, le tout recouvert par des plaques de verre «Securit». Cela permet de pouvoir disposer de 20°C dans les semis de ces annuelles un peu difficiles. Il est recommandé de se procurer des semences enrobées, tant les graines de pétunias sont minuscules. Ces semis sont un exercice passionnant, à une époque où la nature ne s'est pas encore réveillée.

     

     

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    Bonjour

    Demain c'est l'arrivée officielle de l'hiver. C'est aussi le jour à partir duquel la longueur  des jours va  augmenter de nouveau. D'après les prévisions météo le mauvais temps devrait marquer une pose. Le baromètre est monté très haut. Les températures minima devraient remonter. Donc pas d'espoir de Noëls blancs dans notre région .Certainement de la flotte pour le réveillon. Il est vrai que les cartes postales de Noël toujours enneigées  sous le regard goguenard du gros vieillard Scandinave à la houppelande rouge, nous laissent espérer un Noël près de la cheminée en attendant la venue du fournisseur de cadeaux. Notre région se trouve trop prés de la mer, pour espérer une descente brutale du thermomètre qui permettrait de saupoudrer et de napper notre région de cette blanche poussière, si chère au cœur de tous les enfants. Je suis originaire d'une région qui comporte beaucoup de traditions au moment de Noël. Mais en Provence point de Noël blanc. Il ne devait pas non plus faire très chaud à cette époque dans l'arrière pays, car  la tradition de la grosse bûche dans l'âtre, la nuit de Noël, est entourée d'un cérémonial traditionnel très riche. En 1999, le 25 décembre, un violent orage dans la journée préfigurait la tempête du siècle qui allait s'abattre sur la France le 26 décembre. Toutes les lignes électriques étant précipitées au sol, ce fut pendant trois jours notre cheminée qui devint  notre seul moyen de chauffage. De belles soirées à la bougie dans les vapeurs des lampes à pétrole. Le dimanche 26 décembre au matin, je travaillais. Au cours de la pause-café vers 6 heures du matin, nous avons entendu un message anodin à la radio faisant état d'une violente tempête sur le Calvados. Nous n'y avons pas prêté attention. Un peu plus d'une heure plus tard, il n'était plus possible de fermer les portes et la fenêtre du labo; un vent violent s'engouffrait de toute part. Les grands pylônes d'éclairage s'effondraient au sol et toutes sortes de tôles et d'objets virevoltaient au dessus de l'usine. La suite, tous les français la connaissent. 

      

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    Bonjour

    110 mm d'eau dans le pluviomètre pour ce mois de décembre. Et il reste encore onze jours avant la fin de l'année. Depuis le début du mois, il a plut tous les jours et il a gelé quinze fois. Le maximum des températures est de 6°C et le minimum est de moins 3°C depuis le début du mois. Pas de belle journée ensoleillée après une nuit glaciale sous un ciel étoilé. Notre climat se vautre autour des 0°C de moyenne, sans jamais sortir des brouillards gluants et tenaces. Cette humidité glaciale est très éprouvante pour notre région. Impossible de faire quoi que ce soit dans le jardin. Et il reste encore des travaux à accomplir, avant la fin de l'hiver. Il y a beaucoup de choses, encore, à réaliser, avant l'arrivée du printemps. Sinon les mois de mars et d'avril ne suffiront pas pour entreprendre notre tache de remise en route de notre jardin et de notre potager. Avec une ambiance de 2°C maxi sous la pluie, il est difficile de s'activer au jardin. Après les  trois ou quatre jours de fortes tempêtes, il serait souhaitable de réparer les serres, dont quelques plaques se sont envolées. Difficile de réaliser ces menus travaux sous la pluie et surtout sous le vent. La très grande légèreté des plaques en plastique translucide, interdit toute manipulation si la plus légère brise se manifeste. Dans les serres de nombreux pieds de tomates ont survécu au froid et au mildiou. Mais les tomates ne murissent pas, comme les années précédentes. La moyenne des températures étant trop basse et le soleil étant parti en villégiature sous des cieux plus cléments à son rayonnement, les brouillards continuels ont stoppé tout développement et toute croissance dans nos jardins. Les maraîchers de notre région ont coutume d'indiquer qu'il faut un minimum de 8°C pour que les légumes cultivés sous serres reprennent leur croissance, certes très faible. Avec 6°C maxi sur le mois et une scélérate trahison de notre soleil, plus rien ne se passe sous les plaques ordinaires de polycarbonate. 

     

      

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    Bonjour

    Il y a d'autres méthodes pour la culture des fraises. Ainsi la culture sous serre est-elle développée depuis longtemps. Dans mes petites serres, je cultive les fraisiers en hauteur dans des gouttières en plastique. Ces gouttières sont placées à un peu plus de un mètre de hauteur, à la jointure de chaque serre. Mes serres sont formées de trois petites serres accolées les unes aux autres. Des serres qui font chacune 6 mètres de longueur sur près de deux mètres de largeur. Je peux ainsi disposer de 12 mètres de gouttières par serres. Comme un des cotés de la première serre est occupé par les bacs de propagation, je dispose de trente mètres de culture. L'inconvénient de la culture sous serre, est qu'il faut veiller constamment à l'irrigation. Une erreur ou un oubli se traduit  irrémédiablement par un dessèchement complet des plants. En culture sous serre la production est largement avancée. La propreté des fruits est de première qualité. L'entretien des fraisiers est facilité, car on travaille debout le long de ces gouttières. On doit quand même veiller à ne pas se laisser envahir par les limaces et les escargots. Des paillettes de lin étant disposées sur ces cultures, entravent leur velléité envers ces productions de fruits. Les oiseaux, comme les merles, se laissent facilement enfermer dans les serres et commence leur travail de dégustation. Ils peuvent aussi retourner le terreau de culture des plants de fraises mettant à mal les racines des fraisiers. Ils recherchent dans ce riche substrat les éventuelles vermiceaux que pourraient recéler ce type de culture. Ils font la même chose dans tout le jardin, partout où les parcelles sont recouvertes de terreau, de mulch, de paillis ou de compost. Ils fouillent inlassablement ce sol très meuble, à la recherche de ces petits vers de terreau si appréciés par les pêcheurs à la truite. C'est un peu le revers de ce nouveau type d'amendement des sols des jardins. Les allées se retrouvent très rapidement recouvertes par ces écorces ou ce paillis. Et comme les merles, protégés et bénéficiant des hivers doux, sont en plus grand nombre chaque année, le bouleversement des plates-bandes est devenu régulier et même préoccupant. Le balai de cantonnier est devenu chez nous, un nouvel accessoire de jardinage, afin de débarrasser régulièrement le pavage des allées de ce compost bien inutile à la promotion  du pavé autobloquant, si utile fût-il.

     

      

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